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LES DOSSIERS PRATIQUES

Combattre les moustiques

La nuisance causée par les moustiques est souvent due à Culex pipiens (en ville), dont les larves prolifèrent dans les eaux stagnantes et polluées. Les gîtes, de natures diverses sont le fait d'une mauvaise hygiène du milieu dont l'homme est en grande partie responsable.

 

 

Il convient, toutefois, de ne pas sous-estimer le rôle joué par de nombreuses autres espèces, appartenant en particulier aux genres Aedes et Anophèles. Les gîtes larvaires peuvent, en un tel cas, être le fait de l'homme mais sont, aussi, fonction d'autres facteurs et notamment des conditions géomorphologiques et topographiques. Ces gîtes peuvent être de dimensions très modestes ou peuvent couvrir de très vastes espaces.

 

Tenant compte de ces deux origines les plus probables de la nuisance dans l'environnement péri-domestique, nous mentionnerons successivement les mesures préventives et curatives qui peuvent être prises "d'amont en aval" c'est à dire par les Collectivités (Syndicats, Intercommunaux, Ententes Interdépartementales, Conseils Généraux et Régionaux), par les communes promoteurs et gestionnaires, enfin par le simple particulier.

 

 

Bien entendu, toute lutte, à quelque échelle qu'elle soit, implique une bonne connaissance bio-écologique de la cible à atteindre. Les oeufs sont pondus soit sur l'eau (Culex, Anophèles), soit sur un substrat humide ultérieurement soumis à submersion (Aedes).

Dans le premier cas, l'éclosion a généralement lieu un à deux jours après la ponte. Dans le second cas, l’œuf déposé sur la terre inondable peut rester viable plusieurs semaines, plusieurs mois voire plusieurs années. Il éclot dès les premières heures qui suivent sa submersion pour autant que la température et la photopériode lui soient favorables.

 


Les larves, sans exception, vivent dans l'eau. Après passage par quatre stades successifs, elles se transforment en nymphes, elles-mêmes aquatiques. Le stade larvaire dure de une semaine à plusieurs mois, la durée étant inversement proportionnelle à la température de l'eau. Le stade nymphal ne dure que deux à trois jours.

 


Contrairement aux larves, les nymphes ne se nourrissent pas et sont donc insensibles aux insecticides d'ingestion. Les moustiques mâles et femelles éclosent à la surface de l'eau puis s'accouplent. Les mâles restent à proximité de leur gîte d'éclosion, ils ont une vie brève. Les femelles peuvent, selon l'espèce,  parcourir, à la faveur des vents porteurs, plusieurs dizaines de kilomètres. Les Aedes sont les meilleurs voiliers et il n'est pas rare de constater leur nuisance à parfois 30 à 40 km du lieu d'éclosion. La portée de vol des Culex ne semble pas excéder 2 à 3 km, celle des Anophèles est légèrement supérieure.

 


Il s'agit de faire face aux nuisances importantes qui peuvent sévir en un point donné mais qui ont pour origine de vastes surfaces inondables. La plupart du temps ces nuisances sont dues aux Aedes.

La priorité, dans un tel contexte doit être donné à la lutte anti larvaire.

 



LES MESURES PREVENTIVES GENERALES

 
Les systèmes d'épuration d'eaux usées et leurs exutoires représentent les plus importants lieux de reproduction larvaires. Le choix de leur implantation et la conception des ouvrages peut réduire ou supprimer les risques.

 


Les collecteurs d'eau pluviale urbains : selon leur conception, ils constituent des gîtes très productifs. Tel est le cas lorsqu'ils sont de type "à siphon" arrêtant les odeurs et retenant les solides. Ces collecteurs peuvent être évités en adoptant des pentes et calibrages suffisant des égouts.

 


Les regards d'égouts dans lesquels l'effluent stagne en raison d'un dénivelé entre l'égout et le fond du regard sont à proscrire. L'adjonction d'une simple couche de mortier peut résoudre le problème.


Les vides sanitaires sous immeubles sont le plus souvent à l'origine des principales sources de nuisance. Les tuyauteries d'effluent et eaux vannes sont fréquemment cassées ou disjointes, transformant du même coup ces vides sanitaires en bassins d'épandage.


Selon l'implantation des lotissements, les remontées phréatiques inondent aussi ces vides sanitaires qui deviennent de véritables couveuses à moustiques aux pieds des résidents.

 


Les creux d'arbres contenant une eau riche en tanin hébergent des espèces autres que Culex Pipiens mais non moins agressives pour l'homme. La suppression du gîte par remplissage de sable est conseillée. On peut aussi grillager les orifices.
 

Les fossés et drains d'évacuation d'eau doivent assurer un écoulement permanent. On veillera à ce qu'ils soient dépourvus d'encombrants et faucardés régulièrement. La solution idéale étant le bétonnage du lit ou la mise sous buses.

 


Les plans d'eau libres et entretenus ne constituent pas un gîte.

 



LES MESURES PREVENTIVES DEVANT ETRE PRISES PAR LE PARTICULIER


- Le gîte larvaire de prédilection est constitué par la fosse septique dont les moustiques adultes s'échappent par le tuyau d'aération. Il suffit de grillager ce dernier et son orifice supérieur et d'y enlever chaque année le "bouchon de moustiques" qui aurait pu éventuellement s'y former. Assurer l'étanchéité du dallage. En cas de raccordement à l'égout, il est impératif de court-circuiter la fosse puis de la combler.

- Les caves inondées, au même titre que les vides sanitaires doivent être asséchées par des dispositifs automatiques adéquats.

- Les chenaux doivent être libres d'écoulement.

- Les petites retenues ou collections d'eau seront supprimées, notamment les vieux pneus, les réceptacles divers, carcasses de voitures, etc... vidangés au moins chaque semaine. A défaut, placer quelques poissons rouges dans ces derniers.


Indépendamment des mesures préventives destinées à éviter la création des gîtes larvaires, le particulier pourra se prémunir contre les moustiques adultes en utilisant les moustiquaires classiques ou imprégnées d'insecticides, lesquelles donnent des résultats tangibles dans le cadre de la protection contre les vecteurs.

 
Les pièges électriques, dont plusieurs modèles sont proposés dans le commerce, peuvent être suspendus aux fenêtres. Moustiques, autres insectes, s'électrocutent en touchant le grillage maintenu sous tension.

 
Les répulsifs dermiques ou crème, lotion ou lait assurent une protection très efficace durant les 2 à 3 heures qui suivent l'application. Certaines spécialités présentent encore une bonne efficacité jusqu'à 5 à 7 heures après.

 
Les sprays, mieux connus sous le nom de "bombes aérosols" sont le plus souvent à base de pyréthrinoides synergisés au pipéronyl butoxide ; un composé organophosphoré y est quelquefois ajouté. Leur action est rapide mais fugace en locaux aérés.


Les coïls ou serpentins à combustion lente sont aussi très efficaces à l'intérieur des locaux.


Évitez de recourir aux insecticides
pour détruire les larves à moins qu'il ne se limite à détruire les gîtes exigus de leur environnement immédiat. Dans ce cas utilisez de préférence les formulations spéciales à base de Bacillus sphaericus et en particulier les briquettes pour les petites collections d'eau polluées.


 

 

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