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LES DOSSIERS PRATIQUES

Mieux connaître les blattes

Principale espèce en Europe, la Blatte "Germanique" est répandue dans le monde entier. Elle est particulièrement présente dans les maisons, les restaurants, les bateaux, les hôpitaux…



 

Originaire des zones tropicales elle recherche en conséquences des lieux chauds, humides, sombres et cachés tels que: secteurs électriques, garde-manger, les endroits inaccessibles aux traitements par pulvérisation contre les coffres et les câbles électriques, les divers tuyaux, les cavités des portes. On la trouve également dans les appareils électroménagers, dans les déchets, derrière les tapisseries. Elle recherche souvent les lieux tranquilles, loin de la lumière. Elle se déplace aussi bien en position horizontale que verticale. La femelle pond environ 7 oothèques (poches d'œufs) au cours de son existence. Le cycle de vies complet s'étend entre 3 et 6 mois. On compte, par année, 2 à 5 générations. Un couple de blattes peut produire 1000 000 de descendants en une année.

 

Les blattes vivent dans les lieux les plus cachés et passent dans de nombreux endroits, se chargent de bacilles (par exemple), permettent ainsi la diffusion de nombreuses maladies.

 

 

 

REALISATION DU TRAITEMENT CONTRE LES BLATTES

 

Les caractéristiques du traitement sont déterminées par la nature de l'objectif: immeuble d'habitation, local industriel, commercial ou sanitaire.

 

Il est RECOMMANDE  de traiter un site infesté dans sa totalité (immeuble, restaurant …).

La collaboration du personnel affecté à la garde ou à l'entretien des locaux est souhaitable pour obtenir des informations complémentaires sur les infestations et pouvoir accéder à l'ensemble des locaux.

 

Les personnes concernées doivent:

DONNER ACCES à la totalité des locaux au personnel de l'entreprise chargée de la désinsectisation;

DEGAGER les abords des plinthes et tuyauteries en particulier dans les cuisines, salles de bains, salles d'eau et WC;

DEBARRASSER ET NETTOYER les meubles sous-éviers, les placards ou autres lieux infestés;

SIGNALER aux applicateurs les lieux où la présence d'insectes a été constatée.

 

 

EXECUTION DU TRAITEMENT

 

L'applicateur hygiéniste détecte les refuges et les passages des blattes pour déposer judicieusement le gel (un de nos choix).

 

Les locaux concernés sont:

- les cuisines

- les salles de bains, salles d'eau et toilettes

- les plonges

- les buanderies

Et toutes autres zones ou pièces infestées.

 

Dans les parties communes des immeubles, le traitement concerne en priorité les secteurs sensibles, tels que:

- les locaux poubelles et de réception des colonnes vide-ordures

- locaux techniques : chaufferies…

- gaines techniques : conduites d'eau, de chauffage…

 


 

APRES LE TRAITEMENT

 

Après achèvement du traitement, suivre les recommandations de l'applicateur hygiéniste:

- NE PAS LAVER les parties traitées pendant au moins 48 heures,

- AERER LES PIECES en cas de traitement par pulvérisation,

- EN CAS D'UTILISATION DE GEL, ne pas enlever les joints appliqués.

- NE PAS TRAITER EN COMPLEMENT (avec aérosol)

 

On sait depuis très longtemps que les blattes peuvent être porteuses de bactéries pathogènes qui sont transportées de manière passive. Les blattes fréquentant souvent des endroits insalubres, elles se contaminent avec les germes présents et vont ainsi les transporter et les disséminer sur leurs parcours: mais leur rôle dans la propagation et le développement d'épidémies n'a jamais été démontré et en l'état actuel de nos connaissances en épidémiologie, on ne peut pas dire qu'elles présentent un problème de santé publique.

Ce pouvoir des blattes est lié, d'une part aux milieux qu'elles fréquentent, et d'autre part à la texture de leur cuticule qui leur permet de fixer ces germes et ainsi de les propager. En particulier la structure très particulière des extrémités des pattes leur permettant de grimper sur des surfaces verticales, en font des zones très favorables pour la fixation de ces différents germes et de leur diffusion.

Elles peuvent déclencher des allergies chez certains sujets. Les principaux allergènes contenus dans la poussière des maisons sont des acariens des poussières; mais dans certains milieux cependant, les protéines des blattes sont des allergènes principaux de la poussière.

 

Dans les locaux d'habitation, la nuisance principale est liée à la phobie de la majorité des gens à l'égard des insectes et en particulier des blattes. Les risques pour la santé humaine sont mineurs. Un exemple de phobie: on entend souvent dire qu'il ne faut pas écraser les blattes car les petites sortent immédiatement et envahissent encore plus les locaux. Lorsque l'on sait que l'oothèque ne peut être séparé de l'animal sans voir une réduction du nombre d'éclosion, il est évident que vu les tailles respectives d'une blatte et de son oothèque par rapport à un pied, on a de grandes chances d'écraser l'oothèque en même temps que la blatte!


 

 

Quelques paramètres de leur biologie

 

Insectes lucifuges, leur activité est essentiellement nocturne. Elles se cachent durant le jour dans des endroits obscurs pour ne se déplacer et ne se nourrir que durant la nuit (sauf en cas de très forte contamination, où les blattes peuvent être amenées à se déplacer même en plein jour).

IL y a 6 stades larvaires, la durée du développement est extrêmement variable selon la température, l'hygrométrie et les conditions trophiques: de 116 à 142 jours à 20°C à 40°, 1 jours pour les mâles et 41,3 jours pour les femelles à 30°C.

 

Leur longévité est assez élevée, comprise entre 3 mois et 1 an selon les espèces.

 

Les premiers stades de développement sont très discrets et de petite taille (de l'ordre du millimètre et lucifuge), si bien que l'on ne découvre souvent la présence des blattes lorsque les adultes moins discrets et plus mobiles se déplacent. La contamination peut alors dater de 2 à 3 mois.

Du point de vue alimentation, les blattes sont des insectes polyphages, parfois omnivores (pouvant aller jusqu'au cannibalisme en l'absence d'autres sources de nourriture), se nourrissant de toutes les denrées comestibles, aussi bien animales que végétales, fraîches ou sèches, qu'elles peuvent rencontrer.

 

La quantité de nourriture ingérée quotidiennement par les blattes est très faible: les nuisances que causent les blattes ne sont pas liées aux déprédations directes qu'elles causent aux stocks alimentaires mais plutôt aux effets secondaires résultant de leur présence (odeurs, fécés, exuvies larvaires, cadavres…). Compte tenu de ces faibles besoins alimentaires, il n'existe pas de situation où la nourriture n'est pas disponible sous une forme ou une autre…Capables d'une grande résistance au jeûne, elles peuvent jeûner pendant plusieurs semaines. Les cuisines sont immanquablement les lieux de pullulation, les blattes y trouvent autour des éviers à la fois des sources d'eau et de nourriture ainsi que les commissures et les anfractuosités qui leur servent d'abris. Dans les cafétérias, les restaurants des collectivités ou privés, les hôpitaux, le lavage de la vaisselle généralement mécanisé offre en plus aux blattes une multitude d'abris, d'autant plus appréciables qu'ils sont souvent inaccessibles, et que les insecticides employés y sont rapidement éliminés.

 

 

Après infestation, la blatte se répand donc dans les constructions humaines. Sa dispersion est active; en effet quoique grégaires et retournant le plus souvent à leur gîte d'origine, des individus se disperseront par exemple, quand leur gîte sera trop peuplé, ou bien encore perturbé.

 

Ces individus utiliseront lors de leur dispersion :

- les infrastructures verticales: égouts, gaines de vide-ordures, d'aération, de canalisation, murs extérieurs (pendant la belle saison),

- les infrastructures horizontales: couloirs, espaces sous les portes, canalisations de chauffage central ou d'eau.

 

Leur succès de colonisation d'une partie d'une construction reposera:

- sur l'importance et l'accessibilité de ces voies, leur caractère favorable à la vie des blattes: infrastructures chauffées, et/ou comportant des restes alimentaires tels que vide-ordures;

- sur le caractère favorable de l'endroit nouvellement conquis: nourriture disponible, existence de recoins obscurs, calmes et chauds où se réfugier durant le jour (par exemple dessous et derrières de réfrigérateurs, climatisations, fours à micro-ondes, etc…)


 

 

METHODES DE LUTTE

 

Outre l'emploi d'insecticide sous forme de pulvérisations, d'autres méthodes de lutte existent: le piégeage, l'emploi de régulateurs de croissance, de répulsifs, la confusion sexuelle, la lutte biologique (utilisation de Comperie merceti, hyménoptère encyrtidae) et plus récemment sont apparus sur le marché les gels insecticides.

 

1 - LUTTE CHIMIQUE

 

Les résultats les plus spectaculaires sont obtenus par l'emploi d'insecticides rémanents, c'est à dire  qui possèdent un effet résiduel de longue durée appropriée à l'espèce parasite tout en présentant une innocuité pour l'homme et les animaux domestiques. De tels produits agissant à la fois par ingestion et surtout par contact, cette dernière caractéristique étant la plus importante en raison du mode de vie de ces insectes.

 

2 - LES GELS INSECTICIDES "ATTRACTIFS"

Ils ont pour caractéristique d'être une patte alimentaire se présentant sous la forme d'un gel conditionné en cartouche, accompagné d'un dispositif d'application, que l'on va utiliser en appât.

Ces gels sont appétants, c'est à dire que lorsque l'animal le rencontre, cette appétence le tendra à satisfaire ses penchants naturels, son envie, cette appétence est intéressante car elle pousse l'animal à consommer le gel et donc le toxique, dont une faible quantité suffit pour provoquer la mort de l'insecte.

 

3 - AUTRES METHODES DE LUTTE

 

- Piégeage : se sont des pièges d'interception et non pas des pièges attractifs. Les pièges n'attirent et ne capturent que les individus qui se déplacent spontanément le plus.

 

- Les répulsifs: des composés chimiques de synthèse ont été testés avec efficacité sur Blattella germanica et Periplaneta americana en laboratoire mais n'ont pas eu jusqu'à présent de développement commercial.

 

- La lutte biologique : dans son catalogue des parasites et prédateurs d'insectes, W.R. Thompson (1951) cite un certain nombre de parasites de blattes, mais l'utilisation des insectes auxiliaires pour le contrôle des blattes a suscité jusqu'à ce jour peu d'intérêt.

 

- Confusion sexuelle : Si les phénomènes sexuels ont été étudiés chez les blattes, de même que les autres phénomènes comportementaux et dans le cas d'un phénomène sexuel de Periplaneta americana, synthétisée, cela n'a pas donné lieu à ce jour à une utilisation sur le terrain.

 

 

CONCLUSION

 

En conclusion le choix d'une méthode de lutte quelle qu'elle soit relève d'une démarche intelligente du prestataire de service vis à vis de son client; recherche des demandes et des besoins de celui-ci pour ensuite utiliser toute la panoplie des moyens de lutte, sans omettre que l'on peut avoir à intervenir sur le même site contre d'autres nuisances et donc faire attention aux incompatibilités.

 

La première des luttes contre les blattes est donc préventive: propreté des locaux et des conditions d'hygiène des locaux, obturation de toutes fissures et fentes pouvant exister dans les fondations et sur les murs extérieurs, apposition de grillages sur les orifices d'aération et de canalisation et d'une façon générale de toutes voies par lesquelles les blattes peuvent pénétrer dans les locaux ou lieux de stockage (en particulier cartons, emballages divers…) sont indispensables, elles ne sont pas malheureusement suffisantes.

 

Pouvoir isoler le site de toute nouvelle infestation.

Appliquer les insecticides sur des surfaces propres.

Eliminer au maximum les conditions favorables à leur maintien et leur développement: élimination des abris potentiels (anfractuosités), des sources de nourriture, des zones favorables du point de vue température.

 

Responsabiliser et informer les habitants des locaux

 

En conclusion les stratégies de contrôle des blattes doivent prendre en compte la prévention des infestations en maîtrisant les problèmes de propagation à toutes les échelles et en s'investissant dans l'aménagement préventif et curatif des locaux infestés. Elles doivent également intégrer un effort d'information auprès des habitants pour qu'ils participent au contrôle des populations de blattes.

 

 

 

A voir aussi :

 

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Combattre les moustiques

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